Un hiver en bleu

 

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Quand je sors de chez moi, le ciel se reflète sur ce bâtiment recouvert de miroirs et ça me met de très très bonne humeur!

 

Depuis toujours, l’hiver rime pour moi avec temps pourri, tunnel de ciel gris et pluie jusqu’à avril, parfois mai. On attend souvent le printemps, puis l’été, avec impatience.

Il fait humide, froid, maussade et le taux de vitamine D chute à vitesse grand V dès le début du mois de novembre.

Au Japon, l’humidité et la pluie, c’est plutôt l’été et les habitants de Tokyo parlent souvent de l’enfer que représente la saison estivale dans la capitale. L’hiver, c’est un tout autre tableau, quasiment exclusivement bleu, que nous livre le ciel nippon.

Il fait un froid sec et le vent est glacial. Les appartements sont mal isolés donc on se caille les michettes, même à la maison. Mais le ciel est si bleu que l’on oublie vite ces désagréments. Le taux de vitamine D est à son climax et le soleil inonde les rues asphaltées avant de se coucher particulièrement tôt, aux alentours de 16h30. Il est plutôt du matin car il se lève à 6h30, et nous régale de sa présence au moins 6h par jour.

Dans certains bâtiments offrant une vue à quasi 360°, on peut observer la ville dans toute sa splendeur. Quel bonheur de travailler avec une lumière naturelle aussi présente! Il est loin le temps où je travaillais dans un sous sol sans fenêtre à Paris.

 

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Mon bureau actuel envoie du lourd, j’avoue 😉

 

Bref, je profite chaque jour de cette belle lumière hivernale en attendant la saison du moisi et des cafards dans les placards!

Adèle

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Franponais mon amour #12

davCui Cui, comme un bijou tombé du nid

Cette boutique a un nom charmant et une gamme de bijoux vraiment ravissants. Je trouve que ce nom franponais est, pour une fois, parfaitement en adéquation avec la marque. D’ailleurs, je remercie le père noël pour le joli cadeau qu’il m’a gentiment apporté au pied du sapin 😉

Les bijoux Cui Cui

Le barbier de ces dames

La pilosité féminine n’est pas un thème que je pensais un jour aborder sur ce blog. Mais voilà que je croise, au fil des mes errances tokyoïtes, une étrange affiche: la publicité d’un barbier pour femmes visiblement.

Je suis bien dubitative et j’avoue ne pas saisir le concept qui se cache derrière ce commerce, la japonaise de base n’étant pas vraiment une cousine de Chubaka. Peut-être que j’ignore que la nuque et la joue des femmes doivent en toutes circonstances rester impéccablement imberbes. Peut-être qu’il s’agit d’un soin de peeling au coupe-choux, concept ultra tendance en 2017 dans les spas japonais.

 

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Notez que le franponais Poil Puant aurait été bien plus adapté que ce banal Pulun Puan; mais bon, on ne peut pas tout avoir. 

 

Le rasage du visage, quand on n’a pas de poils, est peu recommandé me semble-t-il. Mais bon, si l’envie me prend, je sais que je peux me faire raser la nuque chez Pulun Puan, à deux pas de la maison, pour la modique somme de 5000 yens (38 euros environ). Ouf!

Par contre, trouver de la cire pour s’épiler les jambes dans un supermarché ou en parapharmacie reste un défi… Se raser, oui; s’épiler, non?

Chubaka vous embrasse 😉

 

 

 

 

 

 

Se balader dans la rue avec une poussette vide

Il peut sembler bizarre d’errer dans les rues avec une poussette vide. Et pourtant c’est ce que je fais tous les matins et tous les soirs pour déposer et récupérer Franponista Junior à l’arrêt de bus. Bon, vous me direz, elle peut marcher. Le souci, c’est que l’arrêt en question est à plus d’un kilomètre de la maison et que je n’ai pas vraiment envie de lutter dans le froid à 7h15 du matin avec un enfant hurlant, râlant et finissant dans mes bras 99.9% du temps.

Donc, je me balade avec un engin vide et, il faut bien le dire, assez encombrant, dans les rues de Tokyo, pour rentrer à la maison.

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Mais là où les choses se corsent, c’est qu’il me faut aussi chaque matin passer avec ma poussette vide devant une station de métro blindée puis sur un pont, oui un grand pont, avec des escaliers bien étroits.

 

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Voici le pont en question, et ses escaliers de malheur!

 

A l’aller, c’est mignon car il y a un passager dans ce petit véhicule (mais bon, ça n’est pas plus pratique). Au retour, comment dire, ça passe moins bien auprès des autochtones…

Regards noirs, soupirs et, évidemment, non prise en compte de l’objet en question, donc chocs sur tibias, cuisses et pieds (le grand classique) sont mon lot quotidien. J’en prends, j’en donne, tous les coups sont permis et les riverains doivent à présent me haïr.

Je songe à m’offrir un petit chien en peluche bien réaliste pour être raccord avec la population de mon quartier, qui promène ses enfants en vélo ou en laisse et balade ses chiens en poussette. Avec un petit plaid en tartan, ça peut passer 😉

Ouaf!
Adèle

 

 

Mon expérience lunaire chez le coiffeur

Aller chez un nouveau coiffeur ou changer de tête peut être une expérience relativement traumatisante. Soit on sort de chez le coiffeur avec un grand sourire et reboosté pour la semaine, voire le mois; soit on pleure à chaudes larmes et regrette feu notre ancienne coiffure.

Je ne sais pas si c’est l’eau ou le shampooing local mais l’état de ma coiffure s’est très vite dégradé en ce début d’automne. Il fallait intervenir d’urgence sur ma tignasse de caniche hirsute.

Après de nombreux échecs capillaires en Allemagne, j’avais laissé quelque peu mes cheveux en friche. Au moment de chercher un coiffeur au Japon, j’ai dû trouver une technique de sioux pour éviter une nouvelle catastrophe. Ma technique (bien lâche) a constisté à envoyer ma fille en éclaireur chez le coiffeur juste derrière chez nous. Je sais, c’est mal.

Après un rendez-vous assez concluant et une coupe très mignonne, j’ai cessé d’utiliser ma fille comme cobaye et je me suis lancée dans l’aventure. Je suis donc allée chez mon petit coiffeur de quartier relativement confiante, avec une tonne d’images sur mon téléphone, pour éviter les incompréhensions.

En bonne française, je suis arrivée à la bourre le jour J, pour trouver mon coiffeur BIEN BIEN stressé, et légèrement alcoolisé je crois. Recevoir une étrangère, quand on ne parle pas français ni anglais, et qu’en plus elle vous demande de lui couper les 3/4 de sa chevelure en chantier, ça ne doit pas vraiment mettre à l’aise.

Heureusement, après quelques minutes d’explications, et grâce à Google trad, nous avons trouvé un terrain d’entente. Ce qui m’a rassuré, c’est la playlist très pointue qu’il diffusait dans le salon et le mobilier vintage ultra raffiné. Ce qui m’a moins rassuré, c’est qu’il a fait tomber au moins 8 fois son peigne et qu’il a tremplé quasiment tout le long de notre rendez-vous (pas top pour la maîtrise du coup de ciseaux!).

Après 1h de silence poli, nous (oui nous) nous sommes regardé dans le miroir et avons soupiré… de soulagment puis échangé un large sourire. Défi relevé, le coiffeur peut souffler, sa cliente est ravie. Sugoi, sugoi!

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Et me voici avec un large sourire aux lèvres et reboostée pour le mois, au moins 😉

Adèle

 

 

 

 

 

 

Pas tous dans le même lit!

Un sujet dont on ne parle jamais et dont on n’a pas vraiment conscience avant de vivre à l’étranger, c’est que chaque pays a sa façon de dormir. Il est donc difficile de trouver à se coucher : la literie, le linge de lit, les couettes, les draps,… tout est différent!

En Allemagne, les couples dorment dans des lits jumeaux avec deux couettes de 130cm de large et des oreillers de 80x80cm. Alors, quand on a voulu changer notre lit pour y mettre un matelas de 160cm, on a bien galéré… C’est un sujet encore un peu douloureux car on a acheté 2 matelas avant de trouver le bon et perdu des milliers d’euros dans la bataille… Bref, on a fini par acheter notre matelas en Alsace et nos draps chez Habitat, en bons français qui se respectent.

Au Japon, je ne connais pas encore le système de couchage mais je pense qu’il est aussi très différent du système français. Peut-être que j’aurai l’occasion de reparler de ce sujet dans quelques mois.

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Source: La Redoute 

Mais quand j’ai dû touver une couette pour ma fille et pour nous, j’ai fait ma sélection sur le site de La Redoute (cf. photo ci-dessu) et je me suis fait liver le tout à domicile, sans frais de port en plus! Un choc culturel en moins, et tout le monde bien dans son lit. C’est sans doute l’expérience de l’expatriation qui fait que j’évite maintenant d’insister à consommer « local » quand le marché est bien trop en dehors de ma zone de confort (surtout mon confort nocturne).

Bonne nuit à tous,

Adèle

 

 

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