Emballer un cadeau, c’est tout un art!

Au Japon, quand on offre un cadeau, le contenant est aussi, voire plus important, que le contenu. Je vous en avais déjà parlé dans mon post sur les Omiyage.

Mon amie Mathilde a profité d’une virée shopping pour documenter l’emballage d’un cadeau dans un magasin de jouets à Tokyo :

La rapidité d’exécution et l’optimisation de la quantité de papier cadeau (et de scotch!) utilisée sont impressionnants. Et pour avoir essayé à la maison, je peux vous dire que c’est tout un art!

Une autre méthode d’emballage traditionnel japonais est le furoshiki, une technique qui consiste à envelopper les objets de tissus et qui a l’avantage d’être zéro déchet.

Vous pouvez découvrir cet art en France, grâce à L’Atelier du Furoshiki, que je recommande chaudement.

Du 1er au 6 novembre, dans le cadre de Japonisme 2018, le furoshiki sera à l’honneur sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. La Ville de Tokyo invitera les Parisiens et touristes à découvrir un pavillon furoshiki géant éphémère, conçu par Tsuyoshi Tane, architecte, fondateur de l’Atelier Tsuyoshi Tane Architects – ATTA.

Vous pourrez aussi découvrir à cette occasion plusieurs créations de furoshiki ainsi que l’histoire de ces différents usages passés et présents. Des démonstrations participatives permettront également aux visiteurs de l’exposition de s’initier à l’art de l’emballage.

Idéal en prévision des fêtes de fin d’année pour des cadeaux de noël qui en jettent!

Adèle

NB: Des ateliers furoshiki seront également proposés à la Maison de la culture du Japon à Paris les 2, 10, 17 et 24 novembre.
Plus d’informations allez faire un tour sur  le site www.mcjp.fr

 

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Franponais mon amour #19

A la tienne, Etienne

Allez, à la tienne, Etienne!

Pour une fois, le nom correspond à l’activité du commerce, c’est déjà ça. Et comme ils vendent des Cremia en plus, je ne peux que vous conseiller ce café. La Cremia, pour les non-initiés, c’est une crème glacée servie dans un cône en langue de chat, tellement bon… Dans le quartier, il y a aussi La buvette située au pied du magnifique Tokyo Midtown Hibiya. Montez au 6F pour admirer la vue sur le parc et le jardin du palais impérial, c’est vraiment splendide.

Bon dimanche!

Adèle

 

Je t’offre un cadeau, tu m’offres un pruneau

De retour au Japon, les valises pleines de gâteaux et de sardines, nous avons pu offrir à nos voisins les fameux Omiyage

Afin de respecter au mieux les coutumes locales, nous avons pris quelques mesures de précaution:

  1. Acheter quelque chose qui se mange et se conserve un certain temps (on ne sait pas exactement quand on aura l’occasion de croiser à nouveau nos voisins).
  2. Faire emballer les cadeaux dans le magasin et acheter un sac du magasin par personne. Le contenant est aussi, voire plus, important que le contenu pour les Japonais. La marque doit apparaître sur le sac, pour en garantir l’origine.
  3. Prendre, dans la mesure du possible, rendez-vous avec nos voisins pour la remise des Omiyage, afin d’éviter de débarquer chez eux à l’improviste.
  4. Potasser deux ou trois mots de japonais pour leur expliquer ce qu’on vient faire chez eux avec nos cadeaux.

Nous avions anticipé pas mal de scénarios et prévu une dizaine de cadeaux pour les habitants de notre impasse. Mais nous avons eu quelques surprises.

Que pense un japonais quand il a un voisin Gaikokujin (外国人, « étranger » lit. « personne d’un pays extérieur ») ou simplement gaijin (外人, litt. « personne de l’extérieur ») qui rentre de vacances?

Il pense qu’il ne va pas respecter la moindre tradition et donc se pointer les mains vides à son retour « du pays », comme un bon vieux colon des familles.

On observe alors 2 réactions bien distinctes mais donnant lieu eu même résultat quand on donne le dit Omiyage :

  1. Panique à bord! Tu fais monter le panicomètre à 1000 et la petite voisine ne sait pas comment réagir. Elle te dit d’attendre mais, comme tu sens qu’elle perd la face, tu te barres (cf. Perdre la face pour les nuls). Puis, elle te course après avec un cadeau improvisé en te remerciant mille fois pour ton attention.
  2. Joie oh joie! Tellement de joie que c’est tu as le sentiment d’être une sorte de star internationale de passage à Tokyo et que tu as débarqué chez ta fan N°1 avec une photo dédicacée. Puis, 2 jours après, elle débarque à 7h30 du matin avec un cadeau pour toi et tes enfants.

La réaction japonaise est la suivante; comme on t’offre un cadeau et bien tu offres un cadeau en retour et je t’offre un cadeau pour te remercier de m’avoir offert un cadeau et … Ahahahahaha… On ne va jamais s’en sortir!!!

MAIS, vous me direz, quel cadeau vous offre un japonais en panique? Et bien le cadeau suprême, le Graal des cadeaux, le précieux, le tant aimé… le FRUIT pardi! (cf. Mangez des pommes!)

Des nashis (petite poire japonaise qui est de saison en septembre), des bananes, des biscuits aux marrons, etc. C’est le paradis du fruit à la maison.

Notre voisin de derrière a, quant à lui, anticipé notre retour et acheté des biscuits délicieux en forme de poules pour les enfants. Je dois avouer que nous avons été vraiment touchés par son attention, car c’est celui que l’on voit le moins et que l’on embête sans doute le plus avec nos cris et nos bruits en tout genre, juste sous sa fenêtre.

J’ai pris grand plaisir à préparer avec attention, pendant nos vacances, ces petits souvenirs. Il y a une certaine douceur dans le fait de penser à notre maison et son voisinage en notre absence. Je pense que c’est aussi ça l’esprit de l’Omiyage. Un partage, une pensée, une petite spécialité, pour montrer que loin des yeux n’est pas toujours loin du cœur.

 

Adèle

 

 

Franponais mon amour #18

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La coiffure de Excel, ça me laisse sans word.

Reste à savoir si la coupe est sous Windows 10 et si le coiffeur ne vous plante pas en plein soin pour une mise à jour système 😉

Finies les grandes vacances!

Ah les grands vacances! Je n’avais pas connu ça depuis le lycée, soit il y a 10 ans… euh 20 ans pardon! 2 mois sans école et une chaleur si étouffante à Tokyo que nous avons rapidement choisi l’option 6 semaines en Bretagne (pour les enfants du moins).

Evidemment, nous avons vu la grande majorité de nos deux familles, ainsi que de nombreux amis, et nous avons pris 4 kilos de pain/fromage/viande/sauce/kouing-amann/beurre/sucre.

Nos Washlet Toto nous manquaient déjà dès le 2ème jour, ce qui a donné lieu à de nombreuses conversations scatologiques, déplorées par certain(e)s.

La Bretagne nous a offert un spectacle unique, comme toujours.

Francois-René Grosset

Cette année, nous avons exploré la côte de Granit Rose et croisé quelques touristes japonais à Saint-Malo, avec une grande marée de coefficient 109.

 

La victoire de l’équipe de France à la coupe du Monde de football est venue parfaire ces vacances déjà idylliques.

Après 6 semaines, nous étions contents de retrouver notre « chez nous » et de remettre les « mioches » en classe ;-).

C’est l’occasion de vous retrouver sur mon blog, après une longue absence en mode vacances j’oublie tout!

A très vite,

Adèle

 

 

Le gagnant du concours « Franponais mon amour »

Mieux vaut tard que jamais. Voici le résultat ainsi que le gagnant du Concours Franponais mon amour!

La réponse était coiffeur et c’est Jonathan qui a donné la bonne réponse sur Facebook. Il a bien évidemment reçu une petit récompense, en main propre puisqu’il vit et travaille à Tokyo 😉

Jonathan est aussi l’heureux propriétaire du Citron – Bar à salades parisien. C’est une très bonne adresse 100% végétarienne à Aoyama. Il ouvre d’ailleurs bientôt un autre restaurant à Marunouchi (non loin de la Tokyo station). Affaire à suivre!

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Notre heureux gagnant et sa récompense bien méritée!

Si le concept vous plait, je ferai un nouveau concours cet été. N’hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires!

Adèle

Le Japon n’est pas (complètement) propre

Breaking news: les japonais rotent, pètent, crachent (beaucoup) et surtout reniflent comme des gros cochonnous. Et oui, le mythe s’effondre, je sais!

Ce n’est pas du tout mal poli au Japon bien évidemment de renifler comme un vieux tuyau d’arrosage bouché, sinon personne ne le ferait, du moins pas à cette fréquence. Dans le métro l’hiver, c’est carrément la fête du nez qui coule, sans compter le bruit qui l’accompagne.

Ce phénomène hivernal réveille en moi une vieille phobie, les Crados. Si vous avez été enfant dans les années 90, vous verrez de quoi je parle. Je n’ose même pas mettre de photos tellement ce traumatisme d’enfance est encore frais dans mon esprit.

Les mangas japonais représentent souvent les enfants avec une grosse coulée de morve au nez. Je ne comprends pas. Pourquoi, mais pourquoi? J’importe des kleenex d’Europe et choque la moitié de la population locale avec mes effets de trompette mais que voulez-vous… Quand on est morvophobe, on ne peut pas lutter. Je vous lance le défi de vous moucher avec un mouchoir nippon. Bon courage…

Dans les rues de Tokyo, on trouve aussi des galettes de vomi, pas que le dimanche matin, des rongeurs et des cafards, et parfois ça sent même le pipi. Pour l’urine, je me pose vraiment des questions. Comment est-ce possible de faire ses besoins dans la rue quand on connait les toilettes japonaises (voir mon dernier article sur les 5 choses à savoir avant de venir à Tokyo)!?!

En revanche, balayer devant sa porte, ne pas cracher son chewing-gum, « rincer » le pipi de son chien avec une bouteille d’eau minérale, emporter ses déchets chez soi ou prendre soin de l’espace public sont des pratiques courantes et quotidiennes du Japonais moyen. La ville est très propre et c’est très agréable il faut bien le dire.

Les enfants apprennent très tôt à ranger et nettoyer leur classe mais aussi l’école. Les entreprises incitent leurs employés à nettoyer leurs bureaux mais aussi le quartier dans lequel il se situe. Dans notre agence RealCRO, nous prenons aussi des initiatives pour rendre Tokyo ENCORE plus propre. Voici un exemple en vidéo de ce que nous faisons :

Bref, le Japon est évidemment le bon élève de la propreté mais personne n’est parfait. Et ça fait du bien de le dire car les clichés ont la vie dure!

Je vais de ce pas me mettre un bon paquet de déo et de parfum de luxe pour masquer mes odeurs personnelles puisque je ne me lave jamais en bonne française qui se respecte 😉

Bonne semaine,

Adèle

 

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